Développer les capacités des paysans andins avec notre partenaire Desco
La nouvelle phase du projet Desco a débuté le 1er août 2012. Ces actions prennent place dans le département d'Arequipa dans la haute zone andine du Pérou. A 4000 mètres d'altitude, la production de camélidés domestiques représente la seule source de revenus, en raison des conditions géographiques et climatiques.
Les élevages de lamas et alpagas permettent de produire de la laine et de la viande, mais ces deux biens ne sont que peu rémunérateurs. En effet le prix de la viande est fixé à un tarif très bas par les prix du marché et la qualité moindre de la laine, ne permet pas d'en exiger un bon prix. De ce fait 78% des paysans vivent dans des conditions de grande pauvreté. Le projet entame sa 3ème phase ce mois-ci. Il s'agit de soutenir le système de commercialisation des produits dérivés de l'élevage ou encore de développer l'irrigation des zones de pâturage. La méthode traditionnelle des micro-barrages est réinstaurée pour améliorer la qualité et la régularité des pâtures.
Cette 3ème phase du projet s'adresse particulièrement aux femmes. En plus des tâches domestiques qui leur incombent, elles gèrent l'élevage. Elles gardent le bétail, contrôlent la reproduction et possèdent une grande connaissance de leurs animaux. Une fois la laine récupérée, c'est encore elles qui trient la fibre selon sa qualité pour en permettre un meilleur prix de vente. De ce fait des organisations de femmes seront créées pour reconnaître la place particulière qu'elles occupent.
Le savez-vous?
Quelle est la différence entre un Lamaet un Alpaga ?
Le lama est le plus grand des deux camélidés, il mesure en moyenne 1m20 et possède un pelage double avec des fibres courtes et douces et des poils de garde longs et rugueux. L'alpaga plus petit, mesure en moyenne 80cm. Sa laine est l’une des fibres les plus fines qui soient, elle se reconnait à sa douceur et à sa légèreté. Elle tient également très chaud, ce qui, en plus de ses vertus lustrées, en fait un vêtement idéal pour l'hiver.
Des nouvelles de Genève
Régulièrement le secrétariat de GeTM accueille des stagiaires. De jeunes diplômés rejoignent l'équipe afin de s'initier aux métiers de la coopération.
De février à juillet 2012, deux jeunes stagiaires ont rejoint l'équipe de GeTM. Sonia Régnier et Sandra Squillace âgées de 25 et 24 respectivement, livrent leurs impressions sur les quelques mois passés à GeTM.
Quels sont vos parcours respectifs?
Sonia:J'ai tout d'abord fait un Bachelor d'Anthropologie et de Sciences de l'Education en France, avec entre deux, une année Erasmus à Séville en Espagne. A mon retour, je me suis inscrite à l'Université de Lausanne oú j'ai achevé un Master en Politiques Sociales et Développement Social.
Sandra:J'ai fait une licence LEA ( Langues Etrangères Appliquées), spécialisée en Commerce International, puis j'ai continué mon Master LEA en me spécialisant dans l'analyse de crises et l'action humanitaire à l'Université de Savoie.
Sur quoi avez-vous dû travailler pendant votre stage?
Sonia:Lors de mon stage à GeTM, j'ai principalement fait du suivi de projets: rapports narratifs et financiers, demandes de financement, analyse de nouveaux projets.
Sandra:Pendant mon stage, j'ai travaillé sur des projets de développement en Afrique. J'ai découvert différents aspects quant à la coordination d'un projet que ce soit de l'analyse ou de la recherche de fonds. J'ai également travaillé dans le domaine de la communication, et plus précisément sur le développement de la notoriété de l'association via Facebook.
Quelles capacités avez-vous pu développer et approfondir pendant votre stage?
Sonia:Ce stage m'a permis de découvrir et de me former dans la pratique au métier de chargé de projet, chose qu'on ne m'avait jamais enseignée à l'université. J'ai aussi pu réaliser que les associations ou ONG qui s'impliquent dans la coopération internationale font un suivi très sérieux des projets soutenus, et sont elles-mêmes suivies strictement par des fédérations d'aide au développement. Contrairement à ce que l'on peut parfois entendre, l'argent de l'aide arrive bien là oú il doit être utilisé.
Sandra:Pendant ce stage, j'ai développé des capacités de réflexion et d'analyse car j'ai eu la chance de pouvoir commencer à travailler sur un tout nouveau projet et là, je me suis rendue compte de tous les aspects auxquels il fallait faire attention, ainsi que de toutes les questions que je devais me poser. Concernant la partie communication, j'ai énormément appris sur les réseaux sociaux et leur fonctionnement ainsi que sur les sites web. J'ai aussi appris à faire passer un message de manière à ce que celui-ci soit réceptif.
Et pour la suite?
Sonia:Ah.. Pas évident... Le problème, lorsqu'on est jeune diplômé sans expérience, c'est que trouver un emploi n'est pas facile. C'est d'ailleurs pour cela que je fais des stages. Peut-être que par la suite, je partirai en mission humanitaire quelques mois pour me rendre compte de la réalité du terrain.
Sandra:Pour la suite, j'aimerais continuer à travailler sur des projets de développement car c'est vraiment ce qui me plait le plus, mais ma formation m'a appris à être polyvalente donc j'aime découvrir de nouveaux postes au sein des ONG.
A vos agendas
Venez à notre rencontre!
Samedi 18 août, le festival Jazz sur la Plage a lieu dans la petite commune médiévale d'Hermance. A cette occasion des concerts sont organisés sur la plage, dans la cour du château..etc.. 11 groupes de musiciens et 4 scènes vous attendent.
Cette année c'est GeTM l'association invitée par le festival. De ce fait un stand pour présenter nos projets et restaurer vos grandes et petites faims, vous attendra. De succulents mets d'Amérique latine vous seront proposés.
N'hésitez pas à venir nous voir! Les festivités commencent dès 17h.
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