La principale activité économique du Togo, est l’agriculture, mais la productivité reste restreinte. Cela est dû notamment à un faible niveau des techniques et des infrastructures.
Dans les années 1990, des troubles socio-politiques sont survenus au Togo. Pour fuir l’instabilité, des populations du Nord du pays se sont installées à proximité de la forêt d’Abdoulaye, dans la région Centrale. La région étant une zone protégée, ces mêmes populations furent expulsées en 2004, des villages qu’ils venaient d’ériger.
Ce nouveau déplacement forcé a détérioré des conditions de vie, déjà déplorables. Confrontés à l’absence d’infrastructures et à l’insuffisance de terres cultivables, la population s’est retrouvée dans une situation d’extrême précarité. A la famine et à la pauvreté venaient s’ajouter, la pénurie d’eau, le découragement et les maladies.
Soutenu par GeTM, la MVCP (Mission des Volontaires Contre la Pauvreté) a mis en place des activités dans le but d’accroître le revenu de ces exploitants agricoles et d’améliorer les conditions de vie.
Les propriétés du mucuna
Le mucuna est une plante réputée pour ses vertus médicinales multiples, notamment contre le traitement de la maladie de parkinson, et pour ses effets stimulants.
Le mucuna n’est pas consommé dans l’alimentation humaine, en raison de sa toxicité (forte teneur en L-dopa),mais il est une source d’alimentation pour le bétail.Ses feuilles sont riches en protéines et très apréciées par les boeufs, les moutons, les chèvres et les lapins.
Le mucuna est surtout un engrais vert reconnu car il est capable de mobiliser et de recycler les éléments du sol. Il permet une fixation d’azote pouvant aller jusqu’à 170kg/ha et une production d’azote restitué par les résidus allant jusqu’à 200kg/ha. De plus, le mucuna produit une importante biomasse qui permet de lutter efficacement contre l’érosion et la pousse des mauvaises herbes. Ainsi pas besoin de recourir à l’herbicide.
Les résultats au bout d’un an de culture de Mucuna
Depuis l’an dernier la culture du Mucuna a été introduite dans les exploitations agricoles autour de la forêt d’Abdoulaye sur des parcelles de démonstration. Au total 1 ha de parcelle de démonstration a été mis en place.
Cette année, il est question d’exploiter les parcelles qui ont porté le mucuna comme plante de couverture l’an dernier.
Ainsi, chacune des parcelles a été labourée et la biomasse laissée par le mucuna a été enfouie. Après avoir semé du maïs, un complément en engrais chimique a été apporté aux cultures.
Lors du suivi des parcelles, les paysans ont remarqué avec les techniciens que l’état végétatif, plus particulièrement la vigueur et la verdure des pieds de maïs sur ces parcelles était nettement meilleur par rapport à une parcelle classique c’est-à-dire celles ayant reçu uniquement les engrais chimiques.
En plus de l’engrais vert apporté par la biomasse de mucuna, l’apport complémentaire en engrais chimiques a pu du coup être réduit. A peine 300 Kg d’engrais ont été apportés pour la production du maïs sur ces parcelles de démonstration grâce à l’engrais organique obtenu à partir du mucuna.


AYIKOE-GAVOH Amah says:
20 August 2014 at 5:44 PM -
La Fondation SOIF est une organisation sans but lucratif œuvrant depuis plus de 10 ans pour améliorer les conditions de vie des populations défavorisées particulièrement les enfants orphelins, démunis et les femmes en difficulté dans les zones rurales du Togo. Nos informations et activités sont disponibles sur http://www.fondationsoif.org
Nous souhaitons établir des partenariats avec les organisations comme la vôtre afin de soutenir la mise en œuvre de nos actions/programmes particulièrement auprès des groupements paysans en introduisant en complément des cultures protectrices et enrichissant le sol comme le Mucuna.
Nous sommes vraiment intéressé par cette expérience et souhaitons vivement la pratiquer dans nos zones d’intervention.
Merci de nous répondre pour toutes informations complémentaires à fournir
Très cordialement.
Sophie says:
26 August 2014 at 9:52 AM -
Bonjour,
Je vous remercie pour votre message. J’ai transmis l’information au Chargé des projets au Togo qui va étudier votre proposition. Il prendra contact avec vous directement via les coordonnées laissées sur votre site web.
Meilleures salutations.
DJOBO Zakariyao says:
26 August 2014 at 4:10 PM -
Je suis un ancien employé de l’ONG GRADSE. Au GRADSE j’ai géré le programme maraîchage financé par votre institution. Actuellement je suis à la tête d’une structure dénommée RAID (Recherche- Appui aux Initiatives de Développement).
Notre structure est intéressée par cette expérience vulgarisation de mucuna et souhaite la pratiquer dans notre zone d’intervention c’est- à- dire dans la partie centrale du Togo.
Très cordialement.
Sophie says:
30 September 2014 at 1:04 PM -
Bonjour,
Je vous remercie pour cette intervention. J’ai transmis cette information au chargé de projets du Togo. Il prendra contact avec vous directement pour de plus amples informations.
Meilleures salutations.
DACKOUO says:
1 October 2014 at 6:30 PM -
merci déjà pour le partage de cette expérience; nous, nous sommes une structure dénommée Doni Blon au Mali plus précisément dans la région de Ségou. nous avons mis en place une ferme école pour aider gratuitement les jeunes ruraux en les formants sur tous ceux qui est des pratiques de l’agro écologie dans leur différente village. nous sommes avec notre première promotion avec 12 villages partenaire et nous souhaiterions expérimenté les pratiques de la culture du mucuna dans notre ferme école.
Merci de nous répondre.
cordialement Doni Blon
Hebergement web says:
17 July 2016 at 7:12 PM -
Pour eviter que le mucuna n’etouffe le mais, il est seme lorsque le mais a au moins 60 jours apres avoir desherbe le champ. Environs 60kg de mucuna est seme par hectare pour assurer une bonne couverture du sol.